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Pour un enseignement économique polyphonique ?
Pour un enseignement
économique polyphonique ?
Par
Jamel
BENJEMIA
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Dans le vaste panorama de la pensée économique, les théories traditionnelles occupent une position imposante et inébranlable, dictant souvent la voie étroite empruntée par les jeunes esprits avides de comprendre les rouages de l’économie moderne. Au cœur de cet univers académique, se déploie un paysage imposant où la prédominance d’une doctrine unique éclipse l’émergence de pensées alternatives, étouffant ainsi la diversité et l’audace intellectuelle.
L’enseignement économique contemporain, figé comme une fresque dans le temps, arbore les couleurs de la tradition. Il offre un tableau teinté des dogmes intangibles, des paradigmes gravés dans la pierre des manuels universitaires. Dans cette symphonie didactique, le principe du « Ceteris Paribus » (« toutes choses égales par ailleurs »), loué comme un pilier immuable, proclame une stabilité illusoire alors que la réalité foisonne de variables volatiles, dansant au rythme capricieux des évolutions économiques.
Le modèle IS-LM expose les interactions du taux d’intérêt et du niveau de production sur l’épargne et l’investissement (Courbe IS : « Investments and Savings ») ainsi que sur la demande et l’offre de monnaie (Courbe LM : « Liquidity preference and Money supply »).
Pourtant, l’inflation, tel un démon effrayant, et le chômage, son complice tacite, dansent une valse énigmatique, révélant les intrications complexes délaissées par les théories conventionnelles, leurs liens fragiles dédaignés au profit de simplifications excessives.
Au sein de cet univers clos, la pensée monétariste élève ses murs, imposant son diktat et reléguant toute dissidence à l’ombre, restreignant ainsi l’horizon de la formation des jeunes esprits économiques. Une hégémonie intellectuelle qui étouffe l’épanouissement de perspectives alternatives, érodant la richesse que peut offrir un éventail de théories et de réflexions divergentes.
Dans cet écosystème éducatif rigide, le tissu pédagogique se dessine, révélant une trame où se tissent les fils étroits d’une pensée uniforme.
Les enjeux cruciaux de notre société contemporaine tels que l’économie de la santé, les inégalités et l’économie du développement se trouvent malheureusement relégués en marge, illustrant la sous-estimation de leur importance.
Face à cet effondrement du pluralisme, l’heure sonne pour un réveil intellectuel, pour une révolution pédagogique capable de franchir les barrières rigides des doctrines établies. Il est important de repenser l’éducation économique, d’ouvrir les portes de l’enseignement à une palette variée de perspectives et de méthodes, offrant ainsi aux jeunes esprits un parcours éducatif riche, stimulant leur pensée critique et leur capacité à saisir la complexité du monde économique contemporain.
Critique des principes dominants
Au cœur des doctrines économiques traditionnelles se déploie un paysage académique où se mêlent la grandeur figée des théories dominantes et les murmures dissidents qui osent braver l’immuable. C’est dans cet espace de réflexion et de contestation que s’élève le défi de repenser les principes érigés en dogmes intangibles.
Le multiplicateur keynésien, jadis porté comme le phare dans la tempête des politiques économiques, voit son éclat terni par les échos discordants. Des voix dissidentes s’élèvent, remettant en cause son pouvoir salvateur dans un monde en perpétuel changement. Son image jadis lumineuse se teinte d’ombres, questionnant sa capacité à illuminer le chemin dans un univers économique en évolution permanente.
L’inflation, tel un être insaisissable, et le chômage, son comparse énigmatique, se livrent à une danse étrange, révélant des intrications subtiles et complexes. La relation entre ces entités s’avère être un ballet énigmatique, défiant les lignes tracées des théories conventionnelles. Les dogmes traditionnels peinent à contenir la complexité mouvante de ces phénomènes interconnectés, laissant leurs liens tissés dans l’ombre des interprétations simplistes.
Dans cet écosystème éducatif, les pensées alternatives, les approches divergentes, restent en marge, limitant ainsi l’éventail des connaissances à disposition des étudiants, les privant ainsi de la richesse d’une palette variée de théories et de réflexions. C’est dans cet univers où se mêlent les voix puissantes des doctrines établies et les chuchotements des contestations naissantes que se pose le défi : celui de réinventer l’éducation économique pour englober la diversité des idées et stimuler les esprits à la pensée critique et ouverte.
La suprématie monétariste
Au cœur de l’enseignement économique, la suprématie monétariste se dresse tel un colosse, bâtissant ses piliers solides dans le paysage académique. Sa voix, résonnant comme un hymne intemporel, guide les esprits en quête de compréhension, érigeant ainsi un récit monolithique de l’économie moderne.
Les principes, rigoureusement établis, tissent une toile de certitudes, éclipsant les voix dissidentes qui cherchent à briser les chaînes de la pensée unique.
Dans cet écosystème éducatif, la pensée monétariste domine, dressant ses remparts et reléguant tout écho discordant à l’obscurité des marges académiques. Les jeunes esprits, façonnés dans ce moule doctrinal, se trouvent confinés à l’intérieur d’un récit économique où l’argent trône comme le pivot central, éludant ainsi la richesse des perspectives alternatives.
La pensée monétariste, telle une forteresse impénétrable, façonne la perception de l’économie, imposant sa doctrine comme une vérité absolue. Les flux monétaires, deviennent les maîtres mots, teintant l’ensemble de l’enseignement d’une couleur unie, reléguant ainsi toute autre approche aux confins du discours économique, ou saupoudrant le contenu académique par quelques notions d’économie sociale et solidaire afin de se donner bonne conscience.
Dans cette symphonie éducative, la prédominance monétariste restreint la vision de l’économie, occultant ainsi les nuances subtiles, les liens interdépendants et les multiples facettes de la complexité économique. L’enseignement devient alors une partition monotone, une ballade aux notes uniformes, où les voix divergentes sont étouffées par le grondement assourdissant du monétarisme.
Pour les apprentis économistes, cette suprématie monétariste devient le prisme à travers lequel le monde économique est observé. Elle guide dans un récit où les autres perspectives, pourtant essentielles à une compréhension holistique, se trouvent reléguées à l’arrière-plan, éclipsées par la lumière aveuglante des théories établies.
La nécessité de surmonter cette domination monétariste devient impérieuse pour offrir aux jeunes esprits une symphonie économique riche, diversifiée et polyphonique. Il est temps d’ouvrir les portes de l’enseignement à une variété de voix, de perspectives et de théories, offrant ainsi un récit économique complexe, vibrant et diversifié.
Les keynésiens, fidèles à leur héritage, s’abreuvent aux fontaines de leur doctrine, tandis que les monétaristes, tel un rempart, se confinent à leurs dogmes. Pourtant, dans ce ballet économique, la mélodie du pragmatisme résonne, appelant à une danse plus harmonieuse.
Repenser les programmes d’enseignement devient un impératif. La formation des esprits ne devrait plus se limiter à un récit unilatéral mais s’ériger comme une fresque complexe, où les courants de pensée se mêlent, se confrontent et s’enrichissent.
Dans cette transformation éducative, il est essentiel de cultiver un terreau fertile où fleurissent non seulement les théories économiques mais aussi les méthodes d’enseignement novatrices. Les approches interdisciplinaires, les méthodes qualitatives et l’histoire des idées économiques se posent comme des trésors à explorer, invitant ainsi les apprenants à une aventure intellectuelle riche et captivante.
Les économistes physiocrates, ces érudits des temps anciens, ont su captiver mon esprit avide de connaissances économiques. Leurs idées, tels des rayons de lumière ont illuminé ma compréhension du fonctionnement des rouages économiques. Leur vision, empreinte d’une simplicité élégante, m’a fasciné, révélant une clarté éblouissante au sein d’un monde complexe. Leur proclamation de la primauté de l’agriculture, en tant que source originelle de richesse, résonne encore comme un hymne à la nature et à l’harmonie. Cette approche, empreinte de la poésie de l’ordre naturel, a façonné mon admiration pour ces pionniers de la pensée économique.
Repenser l’enseignement économique ne vise pas à simplifier, mais à élargir son champ, offrant une variété de perspectives pour comprendre l’économie moderne. Il est essentiel de briser les barrières des dogmes intangibles pour accueillir une polyphonie de voix, stimulant la curiosité et l’innovation chez les esprits avides de connaissances.
L’évolution de l’éducation économique exige une métamorphose de ses fondements, combinant les théories établies et de nouveaux récits, des perspectives diverses et des approches novatrices. Il est impératif de fournir aux apprenants un paysage éducatif florissant, où la richesse des idées s’épanouit, où la pensée critique s’aiguise face à une économie en constante évolution.
Il est temps de s’élever au-dessus des contraintes académiques, de transcender les limites de la pensée conventionnelle et d’accueillir la diversité des idées et des voix pour offrir une éducation authentiquement plurielle et éclairée.
Accords de Libre-Échange (ALE) : Croissance ou dépendance ?
Accords de Libre-Échange (ALE) : Croissance ou dépendance ?
Par
Jamel
BENJEMIA
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L’économie mondiale est tissée d’une toile complexe d’accords commerciaux et de relations internationales. Parmi ces accords, les Accords de Libre-Échange (ALE) occupent une place centrale. Leur adoption a marqué une nouvelle ère dans le commerce international et les interactions économiques entre les nations.
Mais derrière les promesses de croissance économique et de prospérité se cache un débat crucial : les « ALE » favorisent-ils réellement la croissance ou plongent les pays signataires dans une dépendance économique toujours plus grande ?
Au lendemain de la seconde guerre mondiale, l’accent a été mis sur la nécessité de favoriser la stabilité économique, la prospérité et la prévention des conflits internationaux par le biais de coopérations économiques accrues. Les accords commerciaux ont été un outil clé pour atteindre ces objectifs. Ils ont ouvert des portes aux échanges internationaux, réduisant les barrières tarifaires et facilitant les flux commerciaux entre les nations. Les prometteurs des « ALE » ont avancé des arguments convaincants en faveur de leur adoption, promettant de stimuler la croissance économique, de créer de nouvelles opportunités de marché et d’accroître la productivité. Nous allons examiner la problématique de façon approfondie, en examinant à la fois les avantages et les inconvénients des « ALE ».
Les réponses que nous apporterons contribueront à éclairer les décideurs, les chercheurs et tous ceux qui s’intéressent aux enjeux économiques et aux relations internationales dans un monde de plus en plus globalisé.
Les avantages
Les Accords de Libre-Échange (ALE) sont devenus un outil majeur dans le commerce international, et leur adoption a généré de nombreux avantages pour les pays signataires.
L’un des principaux avantages des « ALE » est leur capacité à stimuler la croissance économique des pays participants. En réduisant les barrières tarifaires et les restrictions douanières, ces accords favorisent l’augmentation des échanges internationaux.
Mais dans ce doux ballet des Accords de Libre-Échange (ALE), deux acteurs majeurs se distinguent. D’un côté la scène s’illumine avec « l’effet de création », une danse où les produits des fournisseurs des contrées lointaines sont délaissés au profit de ceux des pays voisins moins onéreux. De l’autre côté, entre ombre et lumière, émerge « l’effet de détournement ». C’est une pirouette délicate où un pays, séduit par les charmes de la région, détourne ses approvisionnements d’un pays tiers au profit de ses compères, même si ces derniers coûtent parfois plus cher. C’est l’esprit communautaire diront les défenseurs des Accords de Libre-Échange (ALE).
Pour certains pays, les « ALE » permettent d’accéder à des ressources clés ou à des matières premières qui ne sont pas disponibles localement.
Grace à ces accords, les nations peuvent garantir un approvisionnement continu en ressources essentielles pour leur économie. Cette sécurité d’approvisionnement renforce la stabilité économique et réduit les risques liés à la volatilité des prix sur les marchés internationaux.
En somme, les Accords de Libre-Échange (ALE) offrent de nombreux avantages économiques et stratégiques. Ils stimulent la croissance, créent de nouvelles opportunités commerciales, favorisent la productivité, encouragent la diversification économique et renforcent les liens entre les nations. Cependant, il est important de garder à l’esprit que les avantages varient d’un accord à l’autre.
Les inconvénients
Les Accords de Libre-Échange (ALE) ne sont pas sans inconvénients, et il est essentiel d’examiner de manière critique les aspects négatifs de ces accords.
L’un des inconvénients les plus courants des « ALE » est la course au recrutement de nouveaux pays. Le nouveau venu est un comme un trésor de guerre, un joyau convoité par les anciens acteurs. Ils se partagent le butin, tels des pirates de la mondialisation, mus par la cupidité et l’appétit insatiable du profit. C’est une danse où l’éthique est sacrifiée sur l’autel des avantages économiques, et où les nations se comportent en corsaires diplomatiques, chassant les opportunités comme des butins à conquérir. Un ballet où l’élargissement semble être la « Star Academy» pour cette quête effrénée du gain au détriment de l’approfondissement.
Les petits agriculteurs sont souvent vulnérables aux inconvénients des « ALE ». Lorsque les marchés sont ouverts aux importations, les agriculteurs locaux peuvent se retrouver en concurrence avec des produits étrangers à bas prix. Cela peut entraîner une diminution de leurs revenus et de leur capacité à maintenir leur production. Les pertes économiques et les difficultés rencontrées par les agriculteurs locaux sont des préoccupations majeures dans de nombreux pays signataires d’Accord de Libre-Échange (ALE).
Les « ALE » peuvent créer des déséquilibres économiques entre les pays participants. Les nations les plus puissantes économiquement peuvent tirer davantage de bénéfices de ces accords, tandis que les pays les moins développés peuvent éprouver des difficultés à rivaliser sur un pied d’égalité.
Les Accords de Libre-Échange (ALE) comportent des inconvénients importants qui doivent être pris en compte dans l’évaluation des accords. Les risques pour les industries nationales, les agriculteurs, les déséquilibres économiques, les normes environnementales et sociales, la sécurité des produits, ainsi que la volatilité des marchés sont des préoccupations clés.
Étude de cas
Les Accords de Libre-Échange (ALE) ont eu un impact considérable sur de nombreux pays.
Le Mexique est un exemple frappant d’un pays qui a connu une croissance économique significative grâce à sa participation à des Accords de Libre-Échange (ALE). En 1994, le Mexique est devenu l’un des membres fondateurs de l’Accord de Libre-Échange Nord-Américain (ALENA) avec les Etats-Unis et le Canada. Cette initiative a ouvert de nouvelles opportunités commerciales pour le Mexique, en particulier dans le secteur manufacturier. Le pays est devenu un acteur clé dans la chaîne d’approvisionnement mondiale, en particulier dans l’industrie automobile, attirant d’importants investissements étrangers.
L’ALENA a permis au Mexique d’exporter plus facilement ses produits vers ses voisins nord-américains et d’accroître ses échanges commerciaux.
D’un autre côté, nous pouvons examiner le cas de plusieurs pays africains qui ont fait face à une dépendance économique préjudiciable en raison de leurs Accords de Libre-Échange (ALE). De nombreux pays africains ont signé des « ALE » avec des puissances économiques mondiales et des blocs régionaux. Ces accords, souvent inégaux en termes de pouvoir de négociation, ont exposé certains de ces pays à une dépendance économique à l’égard de leurs partenaires commerciaux.
Les études de cas montrent que les effets peuvent être variés, allant de la croissance économique à la dépendance économique préjudiciable.
Que l’ouverture vers un échange équitable soit le nouveau refrain d’un nouvel ordre économique basée sur la prospérité partagée et la croissance commune.
A travers l’analyse de pays ayant adopté ces accords, les effets des « ALE » sont divers et parfois contradictoires.
Il est essentiel de comprendre que les effets des « ALE » varient en fonction de nombreux facteurs, tels que la taille de l’économie d’un pays, sa capacité à s’adapter à la concurrence internationale et la nature de ses industries. Les Accords de Libre-Échange (ALE) ne sont ni intrinsèquement bons ni intrinsèquement mauvais, mais leur impact dépend de leur conception et de leur implémentation, ainsi que des politiques nationales qui les accompagnent.
Il est également crucial de souligner que les « ALE » ne sont pas la panacée pour tous les défis économiques. Ils ne peuvent pas résoudre tous les problèmes d’un pays et ne doivent pas être considérés comme une solution miracle. Les gouvernements et les acteurs économiques doivent également prendre des mesures pour renforcer leur économie nationale, promouvoir la diversification économique et soutenir les secteurs vulnérables.
La question de savoir si les « ALE » contribuent à la croissance économique ou à la dépendance économique dépend en grande partie de la manière dont ils sont conçus, négociés et mis en œuvre. Les pays doivent veiller à ce que leurs intérêts soient protégés et à ce que les accords soient équilibrés et équitables. La recherche constante et l’évaluation des impacts sont essentielles pour ajuster les politiques en conséquence.
La clé réside dans la capacité des pays à s’adapter à un environnement commercial en constante évolution.
Que la moisson de ces examens résonne comme un chant bienveillant, non seulement écouté, mais mis en pratique. Plaidons pour des révisions régulières, des réflexions profondes, et des corrections bienveillantes, afin que la symphonie du commerce résonne en harmonie avec la dignité des peuples et le bien-être de tous.
L’autonomisation économique ou le pouvoir de l’individu ?
L’autonomisation économique
ou
le pouvoir de l’individu ?
Par
Jamel
BENJEMIA
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L’autonomisation économique, un concept universel qui transcende les barrières géographiques et culturelles, se situe au cœur de la transformation sociale et de l’avancement économique. Il constitue la voie vers une société plus équitable, où les individus, peuvent pleinement réaliser leur potentiel, prendre les rênes de leur destin financier, et contribuer de manière significative au bien-être de leur communauté.
L’autonomisation économique englobe une gamme d’idées interconnectées.
Au cœur de cette notion réside la capacité des individus à prendre des décisions éclairées concernant leur avenir financier.
Elle implique un accès équitable aux ressources économiques, à l’éducation, à l’emploi et à la participation à la vie économique. C’est un processus continu visant à éliminer les inégalités et à créer des opportunités pour tous.
Les femmes jouent un rôle central dans l’autonomisation économique. Les données démontrent de manière concluante qu’elles portent souvent de multiples responsabilités et sont aux commandes de leurs familles. Leur capacité à gérer des responsabilités économiques et familiales les positionne au cœur du développement social et économique. Cependant, elles font face à de nombreux défis, notamment des inégalités d’accès aux ressources et aux opportunités. C’est pourquoi il est impératif de se pencher sur la manière de soutenir les femmes dans leur quête d’autonomisation économique.
Muhammad Yunus, économiste du Bangladesh et fondateur de la Grameen Bank, a été un pionnier de l’autonomisation économique grâce au concept révolutionnaire du microcrédit. Son engagement inlassable en faveur des pauvres et des exclus a transformé la vie de millions de personnes en leur offrant un accès au crédit tout en préservant leur dignité. Cette initiative novatrice lui a valu le prix Nobel de la Paix en 2006, reconnaissant ainsi l’importance de l’autonomisation économique en tant que catalyseur de la paix et du progrès.
L’autonomisation économique ne se limite pas à l’accès au crédit ou aux opportunités professionnelles. Elle implique également le renforcement des compétences, une éducation de qualité, et un soutien social. Les politiques publiques et les programmes gouvernementaux jouent un rôle vital dans la promotion de l’autonomisation économique. En examinant les meilleures pratiques à l’échelle internationale, nous pouvons découvrir comment les gouvernements peuvent favoriser une société plus équitable et plus prospère.
Cependant, malgré les progrès significatifs de l’autonomisation économique, de nombreux obstacles subsistent. Des barrières telles que l’accès limité aux ressources et les normes sociales restrictives entravent la pleine réalisation de ce potentiel.
Nous allons aborder ces obstacles de manière critique et explorer les stratégies pour les surmonter.
L’objectif ultime est de mettre en lumière l’importance de ce concept dans la création d’une société plus équilibrée, plus équitable et plus prospère pour tous.
La révolution du microcrédit
La révolution du microcrédit, une puissante force motrice de l’autonomisation économique à l’échelle mondiale, offre des opportunités aux individus marginalisés et aux communautés vulnérables. Enracinée dans des nations telles le Bangladesh, le Brésil, l’Inde, et bien d’autres, elle illustre de manière éloquente l’impact transformationnel des services financiers inclusifs.
L’une des figures les plus emblématiques de cette révolution est Muhammed Yunus, économiste originaire du Bangladesh. En 1976, il donna naissance à la Grameen Bank, pionnière dans la fourniture de microcrédits à ceux défavorisés. Ces modestes prêts, souvent octroyés sans nécessité de garantie, ont ouvert des portes aux personnes exclues des services bancaires classiques, leur permettant ainsi de lancer des entreprises, de financer des projets agricoles et d’améliorer leur situation financière.
Les retombées du microcrédit au Bangladesh furent considérables. Des millions de femmes et d’hommes parvinrent à échapper à la pauvreté, à créer des sources de revenus durables, et à restaurer leur dignité. Le modèle de la Grameen Bank a inspiré des institutions de microfinance à travers le monde entier, propageant ainsi cette approche révolutionnaire.
Le Brésil a également été témoin de l’influence du microcrédit sur l’autonomisation économique. Des organisations telles que le Banco do Nordeste ont lancé des programmes de microcrédit pour soutenir les populations rurales et les entrepreneurs. Ces initiatives ont insufflé une nouvelle vie à l’économie locale, créé des emplois, et réduit la pauvreté dans les régions les plus défavorisées du pays.
L’Inde, en raison de sa vaste population, a connu une expansion significative du microcrédit. Des institutions telles que la Self-Employed Women’s Association (SEWA) ont joué un rôle crucial en offrant des services financiers aux travailleurs du secteur informel, en particulier aux femmes. Ces initiatives ont renforcé la position économique des femmes et les ont aidées à sortir de la dépendance économique.
La révolution du microcrédit dépasse les frontières du Bangladesh, du Brésil et de l’Inde. Elle s’étend à travers le monde, avec des pays mettant en œuvre des programmes de microcrédit pour autonomiser leurs citoyens. Des exemples prolifèrent, allant des groupes d’entraide en Afrique aux initiatives de microfinance en Amérique du Nord.
En Tunisie, M. Radhi Meddeb, Président du Centre Financier aux Entrepreneurs (CFE), se consacre avec dévouement à la mission colossale d’accorder des financements aux microprojets par le biais du programme « DAAM ».
Ce terme, signifiant « appui » en arabe, se déploie comme un acronyme pour Développement, Assistance, et Appui aux micro-entrepreneurs (DAAM).
Le rôle des femmes
Le rôle des femmes dans l’autonomisation économique est souvent désigné comme le « moteur silencieux » de l’économie mondiale.
Leur influence profonde dans la transformation économique et sociale est essentielle à reconnaître, car elles démontrent une capacité exceptionnelle à prendre en charge des responsabilités économiques, à renforcer les communautés, et à contribuer de manière significative à la croissance économique.
Les femmes ont toujours été des actrices majeures de l’économie, qu’elles évoluent dans le domaine agricole, artisanal ou commercial. Traditionnellement, elles ont supervisé les foyers, pris en charge les familles et parfois, exercé des emplois à l’extérieur du domicile. Leurs responsabilités se révèlent souvent multiples, englobant l’éducation des enfants et la gestion des finances familiales.
Cependant, le rôle des femmes ne se cantonne pas à la sphère domestique. Leur participation au marché du travail a connu une croissance significative ces dernières décennies, s’étendant des secteurs technologiques aux financiers. Les femmes assument le rôle d’entrepreneures, de dirigeantes d’entreprise et de travailleuses assidues, apportant ainsi une contribution inestimable à l’économie et à la société dans son ensemble.
L’une des principales entraves réside dans l’accès limité au financement pour les femmes entrepreneures. Elles se heurtent souvent à des difficultés pour obtenir des prêts en vue développer leurs entreprises, en raison des normes de prêt traditionnelles, de la discrimination, et du manque de garanties, ce qui complique cette tâche.
L’autonomisation économique des individus, en particulier des femmes, est intrinsèquement liée à leur capacité à assumer des responsabilités financières. La notion de responsabilité est un élément central de l’autonomisation, englobant la prise de décisions financières, la gestion des ressources, et la planification de l’avenir.
La responsabilité des femmes est amplifiée par leur aptitude à gérer de manière avisée des ressources limitées, les incitant à faire des choix financiers judicieux et à rechercher des opportunités d’investissements en vue d’améliorer leur situation économique.
Les femmes sont fréquemment reconnues pour leur sens aigu de la responsabilité. Leur capacité à jongler avec diverses responsabilités et à maintenir la stabilité économique de leur foyer revêt une importance cruciale pour le bien-être de la société dans son ensemble.
Toutefois, la responsabilité des femmes ne se limite pas à leur foyer ou à leur entreprise individuelle. Elle a des retombées positives sur leurs communautés. Les femmes qui parviennent à améliorer leur situation économique contribuent au développement local, à la création d’emplois et à la réduction de la pauvreté.
L’éducation des enfants illustre concrètement l’impact de la responsabilité des femmes sur la société. Les femmes qui investissent dans l’éducation de leurs enfants contribuent à la création d’une main-d’œuvre mieux qualifiée, renforçant ainsi la compétitivité économique de leur pays.
Chaque petite action individuelle, soutenue et encouragée, a le pouvoir de générer un changement substantiel.
Le travail de figures inspirantes comme Muhammed Yunus nous rappelle que les plus grands progrès commencent souvent de manière modeste, mais peuvent avoir un impact immense sur la société dans son ensemble.
Ainsi, que ce soit par le biais de politiques publiques, d’initiatives de développement économique ou de la reconnaissance et du soutien envers les petites entreprises locales, nous pouvons tous contribuer à la création d’un monde plus juste et plus prospère. L’autonomisation économique ne constitue pas uniquement un objectif louable, c’est un impératif moral pour la construction d’un avenir meilleur pour tous. En fin de compte, c’est à chaque individu qu’il incombe de s’engager sur le chemin de l’autonomisation économique, car ce sont ces petits ruisseaux qui forment les grandes rivières du changement.
En conclusion, rappelons l’appel intemporel de John F. Kennedy, qui nous encourageait à ne pas nous demander ce que la société peut faire pour nous, mais ce que nous pouvons faire pour notre société. Dans cette noble quête d’autonomisation économique, chacun de nous détient le pouvoir d’apporter une contribution lumineuse à son pays et à notre monde.
Puissions-nous, à travers notre engagement et notre détermination, éclairer le chemin de la prospérité, et de la dignité pour l’ensemble de l’humanité.
Vers une renaissance industrielle en Tunisie ?
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?
Par
Jamel
BENJEMIA
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La désindustrialisation, un phénomène aux multiples facettes, est devenue une préoccupation majeure dans de nombreuses économies occidentales, notamment en France.
Au cœur de cette transformation économique, la réduction significative de la part de l’industrie manufacturière dans le produit intérieur brut (PIB) a engendré des bouleversements sociaux, économiques et culturels considérables. La France, nation qui a longtemps été façonnée par son riche patrimoine industriel, n’a pas échappé à cette tendance mondiale, et les conséquences de la désindustrialisation sont devenues manifestes dans le paysage économique et social.
La désindustrialisation est un processus complexe, qui résulte d’une convergence de facteurs économiques, politiques et culturels.
Elle se manifeste par la fermeture d’usines et la délocalisation des activités vers d’autres régions ou pays.
En 2001, Serge Tchuruk, le PDG d’Alcatel, tel un stratège à la courte vue, proclamait : « Nous rêvons de devenir une entreprise sans usine dans un avenir très proche. »
Le constat, 20 ans plus tard, est la disparition d’Alcatel-Lucent suite à son rachat par Nokia. Ce dénouement ironique de cette stratégie nous rappelle que parfois, les aberrations économiques sont comme des navires fous qui finiront inéluctablement par s’écraser sur le récif implacable de la réalité.
À la différence d’Alcatel, le redressement de Renault doit en grande partie à Carlos Ghosn, qui a, bien évidemment, compris l’importance de ne pas négliger le marché des voitures économiques, ce qui explique le grand succès de la gamme Dacia. Cependant, il est regrettable de constater l’ingratitude envers un PDG arabe et un excellent visionnaire.
Les causes de la désindustrialisation
En analysant le cas français, la désindustrialisation est le résultat de multiples facteurs interdépendants qui ont évolué au fil des décennies. Pour comprendre les causes de cette transformation économique, il est essentiel d’examiner les éléments qui ont contribué à la réduction de la part de l’industrie manufacturière dans l’économie française.
L’une des causes fondamentales de la désindustrialisation en France réside dans l’évolution de l’image de l’industrie. Alors qu’elle fut longtemps considérée comme un moteur de prospérité et de fierté nationale, l’industrie a progressivement acquis une réputation négative. Elle est devenue synonyme de secteur vieillissant, polluant et dépassé.
Cette transformation culturelle a influencé les préférences de carrière des jeunes générations. Les métiers industriels ont perdu de leur attrait, rendant le recrutement de jeunes talents pour les entreprises manufacturières plus difficile. Cette évolution a eu un impact direct sur la capacité de l’industrie à innover et à maintenir sa compétitivité.
La France a traversé plusieurs crises industrielles majeures au cours du XXème siècle, notamment la crise de la sidérurgie, du textile et des chantiers navals, pour n’en citer que quelques-unes. Ces crises ont entraîné la fermeture d’usines, la perte d’emplois et la délocalisation d’activités industrielles.
Ces chocs successifs ont fragilisé certaines régions françaises, comme le Nord et l’Est, qui ont été particulièrement touchées par la désindustrialisation. Les effets de ces crises sont encore visibles aujourd’hui, avec des zones économiquement fragiles et des populations qui ont été laissées pour compte.
L’intégration européenne a joué un rôle significatif dans la désindustrialisation. Les entreprises françaises ont dû faire face à la concurrence de pays européens aux coûts de main-d’œuvre plus bas.
En entrant dans la zone euro, la France a mis en place des politiques économiques qui ont parfois été mal adaptées pour maintenir la compétitivité de son industrie. Par exemple, la réduction de la durée légale du travail à 35 heures par semaine s’est faite sans que des réformes structurelles importantes ne l’accompagnent. En revanche, l’Allemagne a entrepris des réformes audacieuses, notamment les lois Hartz, qui ont amélioré la compétitivité de son industrie.
Une autre cause de la désindustrialisation réside dans l’illusion que les services pourraient remplacer l’industrie en tant que moteur de croissance.
Au fil des décennies, la France a mis l’accent sur la croissance des services, au détriment de son industrie manufacturière.
Cette transition a été motivée par l’idée que les centres de recherche et d’innovation pourraient se substituer aux usines. Cette vision a sous-estimé l’importance de la compétitivité industrielle pour l’économie nationale.
L’un des défis fondamentaux de la désindustrialisation en France réside dans la compétitivité. Les coûts de production élevés, les charges sociales importantes et les rigidités du marché du travail ont compliqué la compétitivité sur les marchés internationaux
Les conséquences de la désindustrialisation
La désindustrialisation a un impact profond sur une économie, affectant divers aspects de la société et de l’État. Les conséquences de ce processus sont nombreuses et variées, et il est important de les comprendre pour envisager des stratégies d’atténuation ou de réversion.
L’une des conséquences les plus directes de la désindustrialisation est le déclin de l’emploi dans le secteur industriel. Les fermetures d’usines et la réduction de la production manufacturière entrainent des drames sociaux. En France, des régions entières ont été touchées par le chômage industriel, créant des poches de pauvreté et de désespoir.
La France a vu augmenter sa dépendance vis-à-vis des services, ainsi que des importations de biens manufacturés. Cette vulnérabilité économique peut devenir un problème majeur en cas de perturbations internationales, comme le montre la pandémie de COVID-19.
La désindustrialisation peut entraîner la perte de souveraineté économique et politique. La France a pris conscience de sa vulnérabilité en matière d’approvisionnement en produits essentiels, tels que les médicaments pendant la crise du COVID-19.
La Tunisie devrait veiller à maintenir sa souveraineté économique en développant des secteurs stratégiques et en évitant la dépendance excessive à l’égard d’autres pays.
Elle devrait investir dans la recherche et le développement pour maintenir sa capacité d’innovation et de compétitivité.
De plus, la Tunisie devrait chercher à développer ses exportations industrielles tout en répondant à la demande intérieure.
Un narratif puissant pour la réindustrialisation
La réindustrialisation, cette quête de renouveau industriel, exige bien plus que des politiques économiques et des réformes structurelles. Elle requiert un récit puissant qui inspire les dirigeants et mobilise les citoyens. Le récit de la réindustrialisation est la trame sur laquelle s’inscrit l’avenir économique d’une nation.
Le récit de la réindustrialisation doit commencer par une reconnaissance claire : la réindustrialisation doit devenir une priorité nationale.
Il est essentiel de positionner cette vision au sommet de l’agenda politique. Cela signifie qu’elle doit être soutenue par des ressources, des mesures incitatives et une coordination gouvernementale efficace.
Le récit commence ici, avec l’engagement à faire de l’industrialisation un pilier de la croissance nationale.
Un récit puissant de la réindustrialisation doit mettre l’accent sur l’innovation et la recherche. Les dirigeants tunisiens devraient promouvoir l’idée que l’innovation est la clé de la compétitivité et du succès industriel. Ce récit doit célébrer les esprits créatifs, les entrepreneurs visionnaires et les chercheurs déterminés. L’engagement en faveur de l’innovation devrait être au cœur de cette histoire.
La réindustrialisation doit s’appuyer sur une main-d’œuvre hautement qualifiée. Le récit doit encourager les investissements massifs dans l’éducation et la formation professionnelle. Il doit mettre en lumière les opportunités offertes par l’industrie pour les jeunes talents.
Le récit de la réindustrialisation doit embrasser la transition écologique. Les dirigeants tunisiens doivent faire comprendre que l’industrie du futur sera verte, axée sur la durabilité environnementale. Le récit doit célébrer les opportunités liées aux énergies renouvelables, aux technologies propres et à la réduction des émissions de carbone. La Tunisie peut devenir un acteur majeur de cette transformation verte.
Le récit de la réindustrialisation doit également embrasser l’idée d’indépendance économique et de souveraineté nationale. Les dirigeants tunisiens doivent peindre un tableau où le pays se libère des chaînes de la dépendance étrangère. Le récit doit évoquer la fierté de produire localement, de contrôler ses propres ressources et de garantir l’autosuffisance alimentaire et médicamenteuse.
Le récit de la réindustrialisation doit célébrer le courage et la créativité des entrepreneurs et les soutenir dans leur quête de réussite.
Il est essentiel de créer un récit qui galvanise le pays tout entier, incitant les citoyens à croire en la possibilité d’une industrie tunisienne renouvelée et prospère. C’est un appel à l’action, un appel à l’unité, un appel à l’avenir. Le récit de la réindustrialisation peut être une mélodie qui guide la Tunisie vers une ère nouvelle d’industrie florissante et de prospérité partagée.
La procrastination et ses mécanismes
La procrastination
et ses mécanismes
Par
Jamel
BENJEMIA
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Dans l’incessant ballet de la vie, une danse mystérieuse et trompeuse captive l’âme humaine, une chorégraphie que la plupart d’entre nous connaissent trop bien. C’est la valse insidieuse de la procrastination, cette compagne sournoise qui nous attire dans ses bras comme une ensorceleuse, avec des promesses illusoires de temps éternel et de lendemains plus propices. Pourtant, au fil du temps, nous réalisons que les aiguilles de l’horloge avancent implacablement, et nos devoirs, tâches et rêves attendent, tels des spectateurs impatients, que nous honorions notre rendez-vous avec eux.
La procrastination, ce vice inscrit dans l’âme humaine depuis l’aube des temps, est un labyrinthe inextricable de la psyché et de la société. Elle offre un mystère à décoder, un puzzle aux pièces fuyantes qui se dérobent au moindre effort de résolution. Pourtant, l’acte de procrastiner est tout sauf futile, il révèle des facettes profondes et complexes de notre nature.
Ce voyage au cœur de la procrastination commence par une introspection psychologique, explorant les profondeurs de l’âme humaine. Est-ce la peur de l’échec qui nous fait reculer, ou la quête incessante de la gratification instantanée ? Peut-être est-ce la manière dont nous percevons le temps, une réalité élastique qui se contracte et s’étire selon notre bon vouloir. Quelles racines obscures nous poussent à différer le moment présent ?
Les racines de la procrastination
Dans la vaste tragédie de l’existence, la procrastination se tient en coulisse, prête à jouer son rôle. Pourquoi, alors, cette tendance à différer l’inévitable, à reculer devant l’obligation, à tergiverser devant l’évidence ?
Est-ce l’ombre du fiasco qui plane sur nos épaules ? La peur de l’échec, cette bête immonde, se niche-t-elle dans le coin obscur de notre esprit, murmurant ses menaces à notre oreille ?
Ou sommes-nous tout simplement des esclaves volontaires du plaisir immédiat, prêts à échanger le bien-être futur contre la satisfaction instantanée.
La procrastination est une maîtresse capricieuse, jouant avec nos nobles intentions. Elle est l’artiste habile qui nous incite à remettre à demain ce que nous devrions faire aujourd’hui.
Les psychologues, ces détectives de l’âme, se sont penchés sur les origines de cette tendance à la procrastination. Ils ont exploré les profondeurs de notre psyché à la recherche de la vérité derrière notre penchant pour les demi-mesures. La peur de l’échec, disent-ils, est un démon hantant nos rêves. Il projette des visions cauchemardesques de déceptions et de jugements, nous incitant à reculer devant les défis qui se dressent sur notre chemin. Mais, après tout, que sont ces rêves sans un peu de péril ?
L’acteur qui n’affronte jamais de scènes effrayantes ne connaîtra jamais les acclamations d’une performance bien jouée.
Et puis, il y a cette soif insatiable de gratification instantanée, ce désir brûlant pour le plaisir immédiat. C’est la sirène enchanteresse, nous attirant vers les récifs de la nonchalance. Les plaisirs instantanés, comme des miettes laissées par le destin, sont consommés avidement, tandis que l’avenir, ce festin promis, est négligé.
Cependant, l’ironie du destin réside dans le fait que, en remettant à plus tard, nous creusons notre propre fosse. La procrastination est une illusion perfide, car le temps, lui, ne sait pas patienter. Il s’écoule inexorablement, chaque seconde perdue étant un grain de sable qui ne reviendra jamais. La procrastination, c’est un pari que nous faisons contre le temps, un jeu où le temps sortira toujours vainqueur.
La peur de l’échec et la soif du plaisir immédiat peuvent sembler des maîtres intransigeants, mais ils sont des illusions éphémères que nous pouvons dissiper.
La procrastination, cette compagne aux allures séduisantes, peut être démasquée. Le chapitre suivant nous révélera les voies à suivre, les stratégies pour briser les chaînes qui nous retiennent dans le théâtre de l’attente.
Les aspects psychologiques
Dans ce deuxième acte de notre comédie humaine, nous nous aventurons dans les méandres de l’âme, là où la procrastination prend racine et prospère, telle une plante toxique qui se nourrit de nos bonnes intentions. Nous pénétrons dans le théâtre de l’esprit, où des acteurs aux masques changeants jouent une pièce complexe de contradictions et de désirs.
Car la procrastination, cette farceuse insaisissable, se nourrit des tourments psychologiques qui nous habitent.
L’estime de soi, ce miroir déformant de notre ego, joue un rôle de premier plan dans notre relation avec la procrastination. C’est comme si nous nous tenions devant ce miroir en espérant y trouver une image flatteuse, mais il nous renvoie des reflets trompeurs et parfois déformés de notre valeur. Si l’estime de soi est en berne, la procrastination prend du plaisir à ajouter du sel à la plaie, nous poussant à différer nos tâches, comme si le monde ne méritait pas notre engagement.
L’ego, ce maître des déguisements, nous susurre que nous ne sommes pas à la hauteur, que nos efforts sont vains. C’est ainsi que la procrastination, tel un effet subliminal, se faufile dans les recoins les plus sombres de notre psyché.
La motivation, cette flamme vacillante dans notre être, est un autre personnage de notre drame intérieur. Elle est une muse capricieuse, nous abandonnant parfois à notre sort, et nous laissant errer dans le désert de l’inertie.
La procrastination, telle une magicienne rusée, nous berce de l’illusion que la motivation doit surgir comme par enchantement. « Attends le moment opportun », chuchote-t-elle, alors que le temps continue à s’écouler. Mais la motivation n’est pas une fée capricieuse, elle se réveille lorsque nous l’appelons à l’action, lorsque nous la cultivons et l’entretenons. Elle est un feu sacré que nous pouvons attiser, même quand le vent de la procrastination souffle fort.
Les émotions, ces tempêtes dans notre âme, jouent un rôle-clé dans notre théâtre intérieur. La procrastination est souvent une stratégie pour échapper à l’inconfort émotionnel.
La procrastination se révèle dans toute sa splendeur lorsqu’il s’agit de ces tâches ardues, tout comme les résolutions des Nations Unies en faveur des Palestiniens. Les grandes nations, elles, semblent expertes en l’art du déni, du double langage et des deux poids, deux mesures. Car pourquoi agir rapidement quand on peut jongler avec les mots et les promesses ?
La procrastination, telle une illusionniste rusée, nous berce dans la douce illusion que reporter équivaut à échapper, alors qu’en réalité, c’est une poudrière prête à exploser.
La procrastination nous fait croire que le futur est une terre lointaine. Pourtant, le futur arrive plus vite que nous l’imaginons, et nous nous retrouvons à regretter les heures perdues.
La procrastination nous trompe, nous faisant croire que le présent est une éternité et que l’action peut toujours être repoussée. Mais, dans le monde réel, le temps n’attend pas.
La procrastination, cette acrobate habile de l’illusion, joue avec ces aspects de notre psychologie, se glissant dans les failles de notre estime de soi, jouant avec nos élans de motivation, amplifiant nos émotions et déformant notre perception du temps. Mais, rappelez-vous, ce théâtre est notre propre création, et nous pouvons réécrire le scénario.
Dans les actes à venir, nous explorerons des stratégies pour apprivoiser ces acteurs internes, pour rendre notre estime de soi plus solide, notre motivation plus constante, nos émotions plus gérables, et notre perception du temps plus précise.
La procrastination dans la société moderne
Au cœur de cette comédie moderne qu’est la procrastination, nous nous aventurons dans les rues frénétiques de la société contemporaine, où l’instantanéité règne en maître et où l’attention est devenue denrée rare.
La procrastination, cette vieille amie des temps anciens, s’est adaptée au rythme effréné de la vie moderne, devenant une compagne inséparable de notre ère numérique. Mais que s’est-il donc passé pour que la procrastination soit si bien intégrée dans le tissu de notre existence ?
La société moderne, avec ses artifices numériques et ses distractions incessantes, ressemble à un buffet sans fin pour la procrastination. Elle offre des tentations à chaque coin de rue, des notifications clignotantes et des séductions à chaque clic. Il est aisé de se perdre dans ce labyrinthe infini de contenus en ligne, de vidéos virales et de réseaux sociaux addictifs. La procrastination, telle une sirène numérique, chante sa mélodie ensorcelante, nous attirant dans les eaux profondes de la distraction.
La procrastination, comme une illusionniste numérique, nous fait croire que nous pouvons toujours travailler plus tard, que les distractions ne sont qu’une courte pause. Cependant, cette pause devient la pièce principale, et la tâche qui attend est repoussée jusqu’à ce qu’elle devienne une urgence.
La procrastination est devenue un fléau social, se propageant insidieusement dans les coins sombres de notre société. Elle a envahi nos bureaux, nos salons, nos chambres à coucher. Elle sourit depuis l’écran de notre smartphone, elle nous rappelle depuis les applications de notre ordinateur. Elle est devenue une ombre qui s’étend sur nos vies, obscurcissant nos aspirations et notre productivité.
Cependant, n’oublions pas que ce n’est pas une fatalité. Dans les actes à venir, nous explorerons des stratégies pour briser ces chaînes numériques, pour reprendre le contrôle de notre attention et de notre temps. La procrastination, cette illusionniste moderne, peut être démasquée et vaincue en reprenant le pouvoir sur notre propre vie.
Les stratégies pour surmonter la procrastination
Dans ce quatrième acte, nous allons explorer les stratégies, les astuces et les stratégies pour briser les chaînes de l’attente et conquérir notre liberté d’action.
La gestion du temps, cette arme redoutable dans notre lutte contre la procrastination, est notre première alliée. Elle est comme une épée forgée dans le feu de la discipline, tranchante et prête à fendre les retards. La procrastination nous fait croire que le temps est extensible, que nous pouvons toujours en trouver un peu plus sous les coussins du canapé de la vie. Mais la gestion du temps est la gardienne de l’horloge, elle nous rappelle que le temps est un trésor précieux, à utiliser avec parcimonie. Elle nous enseigne à planifier nos journées, à prioriser nos tâches, à définir des objectifs réalistes et réalisables.
Les outils de planification, sont nos guides dans ce voyage. Les agendas, les listes de tâches, les applications de rappel, ce sont les gardiens de nos intentions.
La discipline personnelle, ce général intransigeant, est notre commandant en chef dans cette guerre contre la procrastination. Elle est comme un roc solide, elle nous maintient sur le chemin, même lorsque les vents de la distraction soufflent fort. Elle nous enseigne à nous engager envers nous-mêmes, à honorer nos promesses, même lorsque la tentation de la procrastination murmure à nos oreilles.
Les stratégies pour surmonter la procrastination sont notre armée dans cette bataille. Elles sont nos tactiques, nos ruses pour tromper l’adversaire. La procrastination, cette maîtresse de la diversion, nous fait croire que chaque tâche doit être monumentale, qu’elle doit être accomplie en une seule fois. Mais les stratégies nous apprennent à découper les tâches en fragments gérables.
Les stratégies nous rappellent aussi que le temps est fini, qu’il s’écoule inexorablement, que chaque instant perdu ne revient jamais. Elles nous encouragent à utiliser notre temps avec sagesse, à investir dans notre propre avenir.
La procrastination et la créativité
Dans ce dernier acte de notre saga sur la procrastination, nous explorons la relation complexe entre l’attente et l’inspiration, entre le génie et le retard.
La créativité, cette muse capricieuse, est une compagne de route de la procrastination. Elle nous appelle de ses chants séduisants, nous promettant des œuvres grandioses, des idées brillantes. La procrastination, telle une diva charmeuse, nous fait croire que nous pouvons attendre le moment parfait, que l’inspiration surgira comme une étoile filante dans le ciel de notre esprit. Cependant, la créativité ne se révèle souvent qu’à ceux qui la cherchent activement, qui la poursuivent avec détermination. Elle est une fleur qui ne pousse que dans le jardin de l’effort.
Pourtant, il existe des artistes, des écrivains, des créateurs qui semblent maîtres dans l’art de la procrastination. Léonard de Vinci, le génie aux milles idées inachevées, en fait partie.
La procrastination peut-elle être un moyen d’explorer les dédales de l’esprit, de laisser les idées mûrir avec le temps ?
La réponse est complexe, car la procrastination n’est pas un allié fiable de la créativité. Elle est un saboteur sournois qui, trop souvent, nous empêche de réaliser nos rêves artistiques.
La procrastination nous fait croire que le temps est élastique, que nous pouvons toujours écrire ce récit, peindre ce tableau, créer cette œuvre magistrale « un de ces jours ». Mais les jours se transforment en années, les rêves en regrets, et l’art reste inachevé.
La procrastination est en réalité une ennemie de l’achèvement. Elle est un fardeau, un poids qui entrave l’envol de l’imagination.
On découvre ainsi que la procrastination est une illusion, une fausse promesse à portée de main. La créativité, quant à elle, est une réalité, une force qui se révèle à ceux qui osent la chercher, qui osent la dompter.
Tout comme en amour, ce n’est pas dans les intentions que réside la véritable magie, mais dans les preuves d’affection que l’on trouve la pureté du sentiment. De même, dans la lutte contre la procrastination, les belles intentions ne sont que des ombres vides si elles ne se concrétisent pas en actions concrètes.
Rappelons-nous toujours que nous sommes les maîtres de notre temps, les capitaines de nos âmes. Comme des conquérants qui ont atteint le sommet de la montagne, nous contemplons notre victoire sur la procrastination avec fierté et satisfaction.
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